Au départ, je pensais y passer “quelques semaines”. J’y ai finalement passé des mois, parfois lentement, parfois en mode sac à dos, souvent en changeant mes plans au dernier moment. Ce que j’aime ici, c’est ce mélange rare entre nature brute, cultures profondément ancrées, et accueil incroyablement chaleureux.
Quand on parle d’Amérique centrale, on pense souvent aux plages de surf ou aux parcs nationaux célèbres. Mais au-delà des itinéraires classiques, il existe une multitude de coins plus discrets, de villages paisibles, de paysages qui vous marquent pour longtemps.
Voici donc mes coins préférés en Amérique centrale, ceux qui m’ont laissé des souvenirs très concrets (une odeur de café, une lumière de fin de journée, une rencontre inattendue).
Monteverde – Costa Rica
(forêt de nuages et lenteur assumée)
Je me souviens encore de la première matinée à Monteverde : le silence, la brume accrochée aux arbres, et ce sentiment d’être littéralement dans les nuages. Monteverde n’est pas une ville à proprement parler, mais un ensemble de hameaux perchés dans la montagne.
Ce qui m’a marqué
L’atmosphère. Tout y est plus lent, plus feutré. Même les conversations semblent respecter la forêt.
À faire absolument
- Marcher dans la forêt nuageuse au lever du jour
- Observer les oiseaux (le quetzal, si vous avez de la chance)
- Tester un café local, cultivé à quelques kilomètres
Conseils pratiques
- Période idéale : décembre à avril
- Durée : 2 à 3 jours
- Accès : routes parfois chaotiques, mais l’arrivée vaut le coup
- Budget : moyen
Si vous aimez la nature immersive et les lieux qui invitent à ralentir, Monteverde est un vrai refuge.
San Marcos La Laguna – Guatemala
(le lac, le silence et les rencontres)
Sur les rives du majestueux Lac Atitlán, chaque village a sa personnalité. Mon coup de cœur va à San Marcos La Laguna.
Ce qui m’a touché
L’énergie du lieu. Entre spiritualité, nature et simplicité, San Marcos a quelque chose d’apaisant, presque magnétique.
Expériences à vivre
- Se baigner dans le lac au lever du soleil
- Suivre un cours de yoga ou de méditation
- Marcher sans but dans les ruelles
Infos utiles
- Période idéale : novembre à mars
- Durée : 3 à 5 jours
- Accès : bateau depuis Panajachel
- Budget : très abordable
Ce n’est pas un village pour faire “beaucoup”, mais pour ressentir. Parfait si vous cherchez une pause.
Bocas del Toro – Panama
(îles, couleurs et nonchalance)
Oui, Bocas del Toro est connue. Mais elle peut être vécue autrement, à condition de sortir de l’île principale et de prendre le temps.
Pourquoi j’ai envie d’y revenir ?
Les maisons sur pilotis, l’eau turquoise, et cette impression que le temps fond sous le soleil.
À faire sur place
- Explorer les îlots en bateau
- Dormir dans un village local plutôt qu’en zone festive
- Observer les dauphins tôt le matin
Conseils
- Période idéale : février à avril, septembre-octobre
- Durée : 4 à 6 jours
- Budget : variable
- Astuce : privilégiez les îles secondaires
Bocas devient magique dès qu’on s’éloigne du bruit.
Granada – Nicaragua
(couleurs coloniales et douceur de vivre)
Granada est souvent citée, mais rarement vécue lentement. Pourtant, c’est ainsi qu’elle se révèle.
Ce que j’ai adoré
Les façades colorées, les patios intérieurs, et cette ambiance tranquille malgré l’histoire dense.
À ne pas manquer
- Balade au coucher du soleil près du lac
- Excursion dans les îlots environnants
- Café matinal sur une place ombragée
Infos pratiques
- Période idéale : décembre à avril
- Durée : 2 à 4 jours
- Budget : très accessible
Granada est parfaite pour une première immersion en Amérique centrale.
Caye Caulker – Belize
(slow life version caribéenne)
À Caye Caulker, une phrase revient partout : Go slow. Et ici, ce n’est pas un slogan marketing.
Ce qui m’a séduit
Pas de voitures, du sable sous les pieds, et une convivialité immédiate.
Activités
- Snorkeling sur la barrière de corail
- Baignade au “Split”
- Couchers de soleil spectaculaires
Conseils
- Période idéale : mars à juin
- Durée : 3 à 5 jours
- Budget : moyen
- Accès : bateau depuis Belize City
Un endroit parfait pour décrocher complètement.
Copán Ruinas – Honduras
(histoire maya et douceur montagnarde)
Peu de voyageurs s’arrêtent à Copán Ruinas, et c’est justement ce qui fait son charme.
Ce qui m’a marqué
La sérénité du site archéologique, entouré de collines verdoyantes.
À faire
- Visiter les ruines tôt le matin
- Explorer le village à pied
- Discuter avec les habitants, toujours curieux et bienveillants
Infos utiles
- Période idéale : novembre à avril
- Durée : 2 jours
- Budget : faible
Un lieu qui combine culture et tranquillité, loin des foules.
Little Corn Island – Nicaragua
(déconnexion totale)
Enfin, mon coin “hors du temps” : Little Corn Island.
Pourquoi c’est inoubliable ?
Pas de routes, pas de véhicules, une île que l’on traverse à pied en une heure.
À vivre
- Nager tous les jours
- Lire, écrire, observer
- Discuter avec les pêcheurs locaux
Conseils pratiques
- Période idéale : mars à juin
- Durée : autant que possible
- Budget : raisonnable, mais logistique à anticiper
C’est l’endroit où j’ai compris que voyager, parfois, c’est surtout ne rien faire.
Voyager en Amérique centrale autrement
Ces coins préférés n’ont rien d’un palmarès “à voir absolument”. Ce sont des lieux qui m’ont parlé à un moment précis, et qui continuent de résonner longtemps après le retour. L’Amérique centrale se découvre mieux quand on accepte de ralentir, de changer ses plans, et d’écouter ce que chaque endroit a à offrir.
Et vous, quels coins avez-vous découverts en Amérique centrale ? Ou lesquels rêvez-vous d’explorer hors des sentiers battus ?