IDF : Assise de la Géothermie 2010

Pour répondre aux objectifs du Grenelle de l’Environnement, l’Île-de-France doit multiplier par 3 sa production d’énergie géothermique à l’horizon 2020

C’est un objectif à la fois ambitieux et incontournable.

Ambitieux parce que :

  • la mise en valeur et la distribution de l’énergie géothermique nécessitent des travaux, donc des investissements, conséquents : forages, réseaux de chaleurs, échangeurs thermiques, pompes à chaleurs.

Incontournable parce que :

  • l’objectif de 23 % d’énergie renouvelable est fixé par la loi « Grenelle »
  • la géothermie est la ressource essentielle d’énergie renouvelable mobilisable dans le contexte de l’Ile de France.

Mais atteindre cet objectif est possible, parce que :

  • l’Ile de France dispose, par sa géologie, de ressources abondantes et variées
  • la densité urbaine permet l’optimisation de la distribution de l’énergie par réseaux de chaleur
  • les pouvoirs publics ont mis en oeuvre un levier puissant d’incitation financière aux investissements (« fonds chaleur »)

C’est pour ces raisons, pour faire connaître les différentes formes de géothermie et permettre aux professionnels de la filière de partager leur expérience, que l’ADEME et la DRIRE organisent les Assises annuelles de la géothermie en Ile de France, dont la première édition se tient ce mardi 6 avril 2010 à Paris.

La géothermie qu’est-ce que c’est ?

La géothermie consiste à utiliser la chaleur du sol pour le chauffage des bâtiments. La chaleur est captée dans le sol par des sondes ou, le plus souvent, par des puits qui pompent l’eau naturellement présente dans les différentes couches géologiques, puis la réinjectent après avoir prélevé les calories.

Le schéma ci-dessous illustre une installation-type de géothermie, qui comprend :

  • un puits de pompage,
  • un puits de réinjection,
  • des échangeurs pour prélever les calories et
  • un réseau de distribution.

Suivant l’importance de la surface à chauffer, la géothermie peut utiliser les couches géologiques les plus proches de la surface (température de l’ordre de 12°C, on utilise alors une pompe à chaleur) ou très profondes (l’aquifère du « Dogger » présent à 1 700 m sous Paris, dont la température varie entre 60 et 85°C).

La géothermie profonde en Île-de-France

L’Île-de-France compte actuellement 34 exploitations de géothermie profonde (« Dogger »), qui fournissent le chauffage à 150 000 équivalents logements, ce qui en fait une des premières régions d’Europe pour ce type d’énergie.

Ces exploitations se trouvent principalement dans les départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne, là où les conditions de productivité de l’aquifère et de température sont les plus favorables.

Quatre projets de nouvelles opérations sont actuellement en cours.

Le prochain chantier sera celui de d’Aéroport de Paris à Orly.

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