Essonne : Le cohon au juste prix

DU PORC A UN PRIX JUSTE ET EQUITABLE… COMME LE LAIT !

Suite à la publication des chiffres catastrophiques du marché du porc pour 2009 (baisse de 9 % du prix par rapport à 2008), l’ONEP – section porc de la Coordination Rurale -, rappelle que ce prix est au même niveau qu’en 1976. Il manque 24 000 euros à un élevage de 150 truies pour couvrir ses charges. Les 2/3 des éleveurs sont endettés à plus de 80 %, dont 1/3 à plus de 100 % entraînant des familles entières dans la détresse et à la ruine. La crise mondiale incriminée par certains a bon dos ! Alors que les stocks sont quasi nuls, les abatteurs continuent à faire pression sur les prix, tout en préservant leurs marges. De quel droit peuvent-ils envoyer les producteurs à la faillite ? Chacun doit vivre du fruit de son travail.

Les aides et les prêts de sauvetage annoncés en grande pompe ne vont pas améliorer les revenus. Ce ne sont que des pansements collés sur des plaies non cicatrisées des crises précédentes. Sur ces 10 dernières années, seules 3 ont été correctes.

Quand va-t-on s’attaquer aux causes réelles et profondes du mal ? Les prix agricoles ne représentent que 4 % des 17 % que les ménages consacrent à l’alimentation dans leur budget. Il faut donc en premier lieu relever significativement les prix à la production. L’inflation sera infime.

Le renforcement de l’Observatoire des prix et des marges inscrit dans la LMA doit servir à refondre une nouvelle Politique Agricole et s’élargir aux autres pays européens. Cela nécessite une Organisation Commune de Marché gérée par les producteurs dans une interprofession pluraliste, en adaptant régulièrement l’offre à la demande et en favorisant la répartition équitable des marges dans la filière, sous le contrôle des pouvoirs publics.

L’harmonisation des charges sociales (la main d’œuvre dans les abattoirs français coûte 40 % de plus qu’en Allemagne) doit être une priorité européenne pour venir à bout des distorsions de concurrence insupportables. Il faut instaurer une TVA sociale.

Enfin, l’ONEP demande le retrait de la nouvelle contrainte sur la transportabilité (l’éleveur qui expédie des porcs avec des anomalies, du type abcès, boiteries, etc.. paie une pénalité à l’abattoir, voire le transporteur refuse de les prendre). Cette mesure franco-française pourrait coûter 1500 €/an à un élevage moyen. Les Services Vétérinaires des abattoirs sont déjà compétents pour garantir la qualité sanitaire de la viande pour la consommation humaine.

Communiqué de l’organisation nationale des éleveurs de porc
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