Essonne Islam : Le Sacrifice de Aid Al Adha
LE SACRIFICE DE AID AL ADHA, UNE DIMENSION RELIGIEUSE ET SOCIALE
Chaque année, au dixième jour du dernier mois lunaire Dhou Lhija, les musulmans célèbrent la fête de Aïd al Adha. Dans la tradition populaire musulmane l’élément le plus visible de cette célébration est le sacrifice d’un ovin (ou bovin). Or, il existe d’autres éléments connus dans la religion et dans la mémoire collective musulmane, qui donnent tout son sens religieux et social à cette célébration.
Le premier élément est le pèlerinage, cinquième pilier de l’Islam. Au neuvième jour de Dhou Lhija, les pèlerins se retrouvent au mont de Arafat, lieu très symbolique de la religion musulmane où les vœux des pèlerins sont exaucés, et leurs pêchés sont absous.
Ce jour est important pour les pèlerins, il est un jour de pardon et de récompense promis par Dieu. Les musulmans, n’ayant pas pu faire le pèlerinage, célèbrent ce jour par un autre acte d’une importance majeure, le jeûne. Aussi, le lendemain, le dixième jour de Dhou Lhija, la fête devient générale par l’acte du sacrifice.
Un autre élément, est le rite du sacrifice pendant la fête d’Al-Adha est d’une importance considérable pour les musulmans.
Cette tradition datant de l’époque du Prophète Ibrahim est devenue un rituel fortement recommandé par le Prophète Muhammad pour les personnes ayant les moyens de l’accomplir.
Les musulmans commémorent cet acte d’obéissance reconnu par l’ensemble des religions monothéistes. L’acte de sacrifice puise toute sa valeur dans cette dimension d’obéissance à Dieu où les règles s’imposent.
Le sacrifice doit avoir lieu après la prière de l’Aïd, exclusivement dans un abattoir agrée par les services vétérinaires.
Le sacrifice peut être accompli par une personne ou une institution autre que le propriétaire de la bête (ovin ou bovin).
Le sacrifice peut être accompli durant 3 jours (le jour de l’Aïd et les 2 jours qui suivent).
La bête (ovin ou bovin) choisie pour le sacrifice doit être dénuée de tout vice : ni borgne, ni boiteuse, ni maigre, ni malade. L’age de la bête est peu important si celle-ci est suffisamment grosse.
Les normes de sécurité et sanitaires exigées par la loi et les règles d’abattage rituel sont à respecter et ce dans l’intérêt des consommateurs et des animaux sacrifiés.
Au sein de l’abattoir, les bouchers halal respectant les règles d’abattage rituel peuvent être chargés du sacrifice pour le compte des intéressés afin d’éviter les abattages clandestins accomplis souvent dans des conditions condamnables.
Les dons du prix du sacrifice aux organisations humanitaires et/ou aux plus démunis restent une solution pour les personnes se trouvant dans l’impossibilité d’accomplir cet acte rituel. Néanmoins, ce dernier ne doit en aucun cas disparaître de la pratique des musulmans.
Le jour du sacrifice, est un jour de fête qui se vit en famille, et où les liens se consolident. Plusieurs recommandations religieuses consolident cette dimension sociale de l’Aïd :
La viande de l’animal sacrifié se doit d’être partagée avec les proches, les voisins, les nécessiteux et les invités.
La prière célébrée avant le sacrifice doit se faire dans des lieux où le maximum de fidèles peut se rassembler.
L’aspect de fête et de joie doit être visible en famille et parmi les musulmans. Cette joie doit atteindre surtout les plus démunis.
Les musulmans sont appelés à joindre leurs efforts à ceux des responsables des CRCM et à ceux des pouvoirs publics pour un meilleur déroulement de l’opération de l’abattage.


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