Enseignants-chercheurs un soutien affirmé
Soutien affirmé aux enseignants-chercheurs
Inquiet pour l’avenir des deux universités essonniennes, le président du Conseil général, Michel Berson, s’associe aux revendications du mouvement universitaire (Enseignants-chercheurs) en réclamant la suspension des réformes en cours. Une nouvelle journée d’actions est prévue ce jeudi 19 février 2009.
En plein conflit entre le gouvernement et les enseignants-chercheurs, Michel Berson s’est pleinement associé aux revendications des universitaires, dans un communiqué publié le 5 février dernier. « Comment peut-on exiger de nos universités le meilleur niveau d’enseignement, mais aussi de recherche, tout en leur supprimant des centaines de postes et en réduisant leurs moyens ? », s’indigne le président du Conseil général.
Il s’inquiète plus particulièrement de la réduction des moyens humains et budgétaires alloués aux deux universités essonniennes, Evry Val d’Essonne et Paris Sud 11 à Orsay, dans le cadre de la loi relative aux Libertés et responsabilités des universités (LRU), tout en dénonçant « des tentatives de démantèlement du service public » et des dotations du budget 2009 inégalement réparties. « L’autonomie des universités ne doit pas se faire aux dépens d’une véritable performance publique », estime Michel Berson.
Dans son communiqué, Michel Berson relaie les revendications des personnels enseignants, administratifs et techniques, en demandant au gouvernement de suspendre les réformes en cours – notamment celle relative au statut des enseignants-chercheurs, qui a déclenché le mouvement de protestation actuel -, le temps de mener « une véritable concertation entre la communauté universitaire et l’ensemble des acteurs concernés ».
« Aucune raison de repousser cette réforme »
Face à un conflit qui se durcit, le gouvernement continue de camper sur ses positions, tout en essayant de renouer le dialogue. Ainsi, la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a annoncé que le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs serait « retravaillé » et qu’une « mission de médiation » était lancée sur ce sujet. Mais dans le même temps, le ministre de l’Education Xavier Darcos réaffirmait, jeudi 12 février, qu’ »il n’y a aucune raison aujourd’hui de repousser cette réforme ». Son entrée en application est toujours prévue pour la rentrée 2009.
Les prochaines semaines s’annoncent donc tendues dans les universités de l’Hexagone. Celles de l’Essonne ne devraient pas déroger à la règle : la coordination de l’université d’Evry notamment, qui rassemble étudiants et personnels de l’établissement, vient en effet de décider de prolonger la grève.


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