Debout la République : La vrai solidarité

LA VRAIE SOLIDARITE : AIDER LA GRECE A SORTIR DE L’EURO

L’annonce par le gouvernement français qu’il pourrait engager jusqu’à 6,3 milliards d’euros pour sauver la Grèce du défaut de paiement contraste violemment avec les sempiternelles restrictions imposées au citoyen : budget dérisoire pour la justice, suppressions de postes dans l’Education Nationale, fermeture ou privatisation des services publics, ouverture à la concurrence, etc… Ainsi notamment, la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite permet d’économiser à peine 500 millions d’euros par an, mais au prix d’une désertion de l’Etat très coûteuse dans ses répercussions !

Comme lors de la crise bancaire, on a de nouveau le sentiment que la puissance publique s’empresse de délier  les cordons de la bourse pour voler au secours d’un système pervers qui nourrit les problèmes plus qu’il ne les résout, et qui ne profite qu’à quelques-uns.

Le cas du prêt accordé par les pays de l’UE à la Grèce ne fait malheureusement pas exception : en cherchant à sauver la monnaie unique à coup de milliards d’euros, les pays de l’eurozone – la France en tête – ne font rien d’autre qu’administrer de la morphine a un patient particulièrement mal en point : l’euro.

L’Etat agit donc de la même manière que les Danaïdes du mythe grec s’efforçaient en vain de remplir des tonneaux percés. On ferait mieux  d’acter une fois pour toutes, avant qu’il ne soit trop tard, que ce système, fondé sur la négation des économies nationales avec leurs spécificités, c’est-à-dire de la réalité elle-même, est insensé et suicidaire.

Quelle est la solution ? Pour la Grèce, il est évident que tôt ou tard elle devra quitter l’euro et dévaluer sa monnaie nationale restaurée, afin de rétablir sa compétitivité. Pour les autres, la voie de la sagesse résiderait dans l’instauration d’une monnaie commune remplaçant la monnaie unique, permettant à des monnaies nationales, au sein d’une alliance monétaire européenne les surplombant, de s’ajuster les unes par rapport aux autres selon les fluctuations des économies respectives.

Mais au-delà de la solution technique, il est urgent pour nos gouvernants de sortir de leurs ministères, de côtoyer le pays réel et de comprendre que seul un tissu de TPE et de PME performantes pourra sauver notre pays de la ruine industrielle à laquelle la mondialisation semble le vouer. Comprendre également que le deux poids deux mesures permanent, en matière sociale comme économique, risque de leur coûter très cher plus rapidement que prévu.

Plutôt que de jeter comme aujourd’hui 6,3 milliards d’euros par la fenêtre, la France pourrait alors, comme tous les autres pays européens, mobiliser ses efforts au service de sa prospérité et du bien-être des français.

Communiqué de Debout La République
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